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LA
DÉFISCALISATION AVEC LES CONTRATS D’ASSURANCE VIE, D’ASSURANCE
DECES, DE CAPITALISATION ET DSK.
I –
DEFISCALISATION DES ASSURANCES VIE A TERME : Les produits attachés
aux bons ou contrats de capitalisation et les produits d’assurance
vie comportant une valeur de rachat ou la garantie de paiement d’un
capital à terme, bénéficient d’une défiscalisation en matière
de droit de succession, lorsque les contrats sont conservés au moins
huit ans. Cette exonération connaît
des limites : -
pour les primes versées au delà de 70 ans pour la fraction
qui excède -
pour les sommes dues par les assurances excédant 1.000.000 Frs,
un prélèvement spécifique de 20% est prévu pour la fraction excédant
ce montant Lorsque les contrats
sont conservés pendant au moins huit ans, ils sont soumis à l’impôt
sur le revenu, qu’après l’application d’un abattement annuel de
30 000 Frs pour les personnes seules et 60 000 Frs pour un couple marié. La fraction excédant
ces montants peut, sur option du contribuable, être soumise au prélèvement
libératoire au taux réduit de 7,5% A défaut d’option
pour le prélèvement, elle est taxée à l’impôt sur le revenu au
taux progressif. En cas de rachat ou de dénouement
avant huit ans, les produits sont, sauf exception passibles de l’impôt
sur le revenu. II –
DEFISCALISATION SUR LES ASSURANCES DECES : Les sommes payables lors
du décès de l’assuré à un bénéficiaire déterminé ou à ses héritiers
ne font pas partie de la succession de l’assuré à un bénéficiaire
déterminé ou à ses héritiers quel que soit le degré de parenté existant entre ce
dernier et le bénéficiaire. Cependant des limites
sont apportées lorsque le souscripteur a 70 ans et plus : -
les primes versées au delà de 70 ans, pour la fraction qui
excède 200 000 Frs est soumise aux droits de succession. -
En cas de pluralité de contrats conclus par un même assuré,
pour l’appréciation des 200 000 Frs, on tient compte de
l’ensemble des primes versées après 70 ans. -
En cas de pluralité de bénéficiaires, l’abattement de 200
000 Frs est réparti entre les bénéficiaires en fonction de leurs
parts dans les primes taxables. Depuis le 13 octobre
1998, les contrats souscrits ou les sommes versées sur des contrats
en cours sont soumis à un prélèvement spécifique de 20% sur la
fraction excédant 1 000 000 frs qui revient à chaque bénéficiaire. Sont exclus de ce prélèvement :
Les contrats de
rente-survie -
les contrats d’assurance groupe souscrits dans le cadre
d’une activité professionnelle -
les sommes correspondant aux primes versées au delà de 70 ans
dans le cadre de contrats souscrits depuis le 20 nov 1991 relevant de
l’art 757 du CGI. III –
DEFISCALISATION DES CONTRATS OU BONS DSK INVESTIS EN ACTIONS : Les contrats ou bons DSK
investis en action, dénommés contrats ou bons DSK, sont composés
d’une ou de plusieurs unités de compte, obligatoirement investis à
hauteur de 50% au moins en actions ou titres assimilés de Sociétés
de la Communauté Européenne, dont 5% au moins de titres à risques (
parts de FCPR, actions de SCR, actions non cotées …) Lorsque ces contrats
sont conservés au moins huit ans, leurs produits sont totalement exonérés
d’impôts sur le revenu. Par contre, toutes les assurances vie sont
toujours soumises aux prélèvements sociaux : CSG, CRDS,
prélèvements sociaux de 10%. En cas de rachat ou de dénouement
avant huit ans, les produits sont, sauf exception passibles de l’impôt
sur le revenu. IV –
DEFISCALISATION DANS LE CAS DE RENTE VIAGERE : La rente est soumise à
l’impôt sur le revenu et aux prélèvement sociaux mais les
produits des contrats sont exonérés. V – CONSEQUENCES
DE CERTAINS EVENEMENTS SUR LE REGIME FISCAL : En cas de licenciement,
de mise à la retraite anticipée, de survenance d’une invalidité
de 2ème ou 3ème catégorie ou cessation
d’activité faisant suite à une liquidation judiciaire, , les
produits des contrats, quelque soit leur durée sont exonérés
d’impôts sur le revenu. PRECISIONS : La durée des contrats
ou bons à prendre en compte pour la détermination du régime fiscal
est la durée entre la date du 1er versement et celle du dénouement
ou du rachat partiel du contrat. L’année
d’imposition est celle au cours de laquelle intervient le dénouement
ou le rachat partiel. Le montant imposable est
le montant égal à la différence entre le montant des sommes
remboursées et celui des primes versées, frais et charges compris. En cas de rachat
partiel, le même raisonnement est appliqué au prorata . Conclusion : Les
assurances vie bénéficient d’un régime fiscal dérogatoire en
faisant un placement privilégié pour la famille. Ce document est simplifié, il ne peut se substituer à une référence aux textes légistatifs réglementaires ainsi qu'aux instructions applicable en la matière. |